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Andruet remporte la Giraglia
Déjà lauréat en octobre dernier à
Ajaccio du Tour de Corse historique Jean Claude Andruet a récidivé en ce
début de printemps en s’imposant dimanche soir à Bastia au terme de la
première Giraglia historique.
Pourtant comme à l’automne le plateau
rassemblé et réuni par les responsables de l’ASA Terre de Corse avec à leur
tète Yves Loubet - José Andréani et Daniel Baldarassari était d’une qualité
tout à fait exceptionnelle !

Qu’on en juge : Jean Pierre Manzagol - Jean Louis Clarr - Michel Gendre -
Louis Antonini - Jean Louis Schlesser – Philippe Gache - Philippe Vandromme
- Jean Hugues Hazard - Christophe Terriou – Yves Marchetti -Françoise
Conconi - Philippe Peauger sans oublier bien sur Eric Chantriaux.
Bref, il n’y avait que « des cadors » qui rêvaient tous de l’emporter,
bien sur !
Sur le parcours historique qui emprunte les légendaires spéciales du Cap
corse de Macinaggio à Ersa et de Morsiglia à Cagnano en traversant le
sublissime petit port de Centuri, les 85 concurrents se sont livrés une rude
bataille.
Sue ces deux spéciales à parcourir quatre fois de jour et de nuit en roulant
sur ces petites routes sinueuses et escarpées à souhait, le spectacle auquel
nous avons eu la chance d’assister fut grandiose ! Comme il y a vingt ans.

A l’image de Jean Claude Andruet qui une nouvelle fois nous a régalé et
démontré qu’il n’avait absolument rien perdu de son immense talent. Toujours
concentré, à l’attaque au volant de la Porsche avec laquelle il avait brillé
au Tour de Corse il y a quelques mois, le père Jean Claude, n’a rien laissé,
n’a rien lâcher, n’a rien céder :
« Je suis venu pour me faire plaisir sur ces routes que j’adore. Mais
aussi pour gagner. Et j’ai été encore meilleur que mes potes lors des deux
spéciales courues de nuit ou je me suis rendu compte que j’avais toujours
une vue fabuleuse. Vu les temps bien meilleurs que ceux de mes rivaux.
Comme à époque. Néanmoins je suis resté constamment attentif et attentionné.
Mais ce ne fut que du pur plaisir. La course reste pour moi que du bonheur.
C’est fantastique de pouvoir poursuivre ma carrière et de continuer de
courir »
Déjà victorieux de la « Gira » à deux reprises en 1974 et 1978 Jean
Claude ajoute une troisième victoire.
Au volant de l’Audi Quattro qui ouvrait la course - appartenant à Didier
Morani le patron de Morallyesport - bolide qui fit des ravages dans les
Championnats du Monde des Rallyes aux mains de Walter Rohrl- Michèle Mouton
et Hannu Mikkola, Jean Louis Schlesser brillamment navigué par Anne Giuntini
et qui n’avait pourtant pas tourné en rallye depuis des lustres a lui aussi
fait des étincelles.
A coup sur vu sa mine réjouie à l’arrivée, le père Jean Louis il reviendra
dés l’automne.
« Pour prendre encore une bonne dose d’adrénaline et me faire plaisir
car conduire une telle voiture sur ces routes qui serpentent montent et
descendent sans répit c’est sincèrement que du bonheur »

De son côté Jean Louis Clarr qui fit des années durant les beaux jours
des organisateurs, d’Opel et du Simon Racing, lui qui n’était pas remonté
... dans une voiture de rallye depuis deux décennies, il nous a ravi.
Au volant de son ancienne Opel Kadett désormais propriété de Jean François
Quintard qui d’ailleurs le naviguait, Jean Louis Clarr a avionné... Et sans
quelques petits pépins mécaniques mineurs, il
aurait à coup sur flirté avec le podium. Lui aussi on aimerait le revoir car
il n’a absolument rien perdu de sa superbe.
Enfin comment ne pas parler d’Eric Chantriaux !

Le patron de l’équipe Solution F à Venelles prés d’Aix en Provence -
génial créateur des Touring Cup qui brillent en circuits et néanmoins
préparateur des moteurs de la série World Séries Renault - assisté par son
jeune fils Paul nous a régalés. Lui aussi !
Constamment à l’attaque avec sa superbe Lotus Elan, il se classe finalement
second... derrière l’ami Andruet !!!
Le podium etant complété avec la Porsche de Michel Gendre, toujours aussi
rapide et brillant.
Un mot enfin pour regretter l’abandon prématuré de Jean Pierre Manzagol
et de sa superbe berlinette Alpine.
Douze fois vainqueur de la Giraglia, il a du hélas renoncer victime d’ennuis
mécaniques.
Classement général de la Giraglia
1 ANDRUET- MIZAEL (Porsche 911) 1h34'12
2 CHANTRIAUX – CHANTRIAUX (Lotus Elan) 1h36'18
3 GENDRE - GENDRE (Porsche 911) 1h37'20
4 TERRIOU - DROUILLEAU Anne (Porsche 911) 1h37 '47
5 THOME – COQUARD Porsche 911)1h37'53
6 ANTONINI - RAFFAELLI (Porsche 914) 1h38'24
7 DEPONS - PETIT (Opel Kadett) 1h38'43
8 ROUVEIROLI -PERETTI (Opel Kadett) 1h39'15
9 GARDAVOT - MAGIOLINI BAZE (Porsche Carr) 1h40'40
10 CLARR - QUINTARD (Opel Kadett) 1h41' 2
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